Vincent Barré - Torcy

« Chemin d’eau »
Sous-préfecture de Torcy

1% artistique - 2005

 

CONCEPTION ET RÉALISATION

L’œuvre de Vincent Barré intitulée « Chemin d’eau » est implantée sur le parvis de l’entrée de la Sous- Préfecture. Elle s’étend directement sur le dallage et est composée d’un emboîtement de 7 cônes tronqués en fonte de fer, de couleur ocre rouge à l’aspect rouillé. Ces formes évidées d’une grande simplicité oscillent entre abstraction et figuration. Le registre plastique de l’artiste s’inspire souvent du vocabulaire architectural, de la nature et du corps. Ces pièces s’apparentent à des goulottes enchâssées à la manière d’une enfilade de vertèbres. Cette sculpture couchée sur le sol habite l’espace discrètement et intrigue, à la manière de fragments d’objets laissés là, signes des temps accumulés. Elle se découvre dans l’espace public à contre-courant du positionnement habituel, central et magistral d’une oeuvre verticale.
Selon Vincent Barré « fondre, couler, ont aussi des sens figurés vers une appartenance à la disparition, au mimétisme ». Il s’agit bien ici d’une œuvre en retrait, silencieuse.

Technique : Fonte de fer.

ÉLÉMENTS BIOGRAPHIQUES

Vincent Barré, est né en 1948 à Vierzon. Il vit et travaille à Paris et à Saint-Firmin-des-Bois.
Artiste et architecte, enseignant à l’école nationale des Beaux-Arts de Paris depuis 1995, Vincent Barré choisit de se consacrer pleinement à son travail de sculpteur depuis 1982.
Il étudie l’architecture dans les ateliers de Louis Kahn, Jean Prouvé et Emile Aillaud. Il collabore avec l’architecte Patrick Berger et le designer Sylvain Dubuisson. La diversité de son expérience nourrit donc une pratique plurielle.
Il intervient comme architecte conseil, comme c’est le cas à Amilly (Loiret) depuis 1997. Il peut également s’inscrire dans le projet conduit par un architecte ou encore s’affirmer en tant qu’artiste. Ces trois attitudes se conjuguent et l’amènent à passer d’une réflexion générale sur l’espace urbain à la définition plus précise d’un espace, d’un bâtiment et à la production de sculptures.
Il manie autant le gré, le bois que la fonte de fer et l’aluminium. Il se réfère souvent dans ses volumes à l’architecture. Cela montre l’intérêt que l’artiste porte à la matière, à l’échelle. Ses formes d’une extrême simplicité sont détachées de toute forme de séduction, ses sculptures comme des présences discrètes et humbles. Elles révèlent et rentrent en résonance avec l’espace qui les accueille.
Ainsi ces formes posées, suspendues, couchées demeurent sans s’établir. Leur registre de coques, cosses, gangues forment un corpus, comme une population. Ces corps posés, en attente ou à l’abandon, finis ou ébauchés, occupent discrètement l’espace.
Vincent Barré invite le spectateur à « être nourri visuellement sans être accaparé par l’objet ».
Ses formes incurvées incitent au rapport sensoriel et établissent une familiarité avec la sculpture comme si elles avaient toujours été là. Les œuvres ouvertes, sont donc sans récit, disponibles. Devant les sculptures de Vincent Barré le spectateur se pose en témoin « d’un presque rien » en appréciant les oppositions du plein et du vide et une respiration, un souffle qui semblent se répandre en matière.

AUTRES ŒUVRES D’ART URBAIN
  • « Sous l’arbre », collège Saint- Germain-les-Corbeil, 2006.
  • Grilles et porte pour le musée Rude, Dijon, 2002.
  • Grilles pour l’église Saint-Martin et monuments aux morts, Amilly
  • « Shelter et Blade », Bombay, Inde, 2001.
  • « L’origine de l’écriture », collège rue de Tanger, Paris,1998.
  • « Les saisons », 4 sculptures en acier, Parc C.Bertin, Douai,1997.
  • « L’oiseau » Hommage à Buffon, Jardin des plantes, Musée d’histoire Naturelle, Paris,1994.
  • Porte de bronze, école d’architecture de Rennes, 1993.
  • Fontaines .Saint Leu-la-Forêt,1988.
  • Ensemble de sculptures pour 6 groupes scolaires, Sevran, 1986.
  • Fresque et fontaine, Grigny la Grande Borne, 1973.

Nombreuses expositions personnelles en France comme à l’étranger.