Pierre Buraglio - Champs

École nationale des ponts et chaussées et école Nationale des Sciences Géographiques à Champs-sur-Marne

1% artistique -1997

Architectes : Philippe Chaix et Jean-Paul Morel.
Œuvre répartie en deux lieux distincts à l’intérieur de l’amphithéâtre de l’Enpc.

 

AMPHITHÉÂTRE

AMPHITHÉÂTRE CAUCHY

« Deux duos marines » et « un grand paysage ».
Pierre Buraglio a joué, dans l’amphithéâtre, revêtu de bois, avec l’apparence formelle et symbolique du rétroviseur, grâce à une série de compositions « paysage et marines au rétroviseur », offrant au regard des effets de paysages morcelés dans des tonalités de bleu, vert, ocre et blanc. Les oeuvres de tailles différentes sont réparties en hauteur sur les deux murs latéraux de l’amphithéâtre encadrant les gradins.
La plus grande, le grand paysage mesure 1,40 m x 1,90 m.

Technique : Verre opaliné peint, cerclé d’inox brossé.

HALL

HALL : COURSIVES

« Lune et soleil »
L’artiste a imaginé une déclinaison astrale colorée du soleil et de la lune en concevant un ensemble de 10 disques localisés sur les murs en béton des coursives, à hauteur du regard de part et d’autre des ascenseurs du 1er et 2ème étage.
6 lunes : Phases de la lune, coloration du blanc au noir.
4 soleils : Coloration jaune.

Technique : Disques en tôle émaillée fixés sur un mur en béton.

ÉLÉMENTS BIOGRAPHIQUES

Pierre Buraglio, est né en 1939 à Charenton-le-Pont. Il vit et travaille à Maison-Alfort.
C’est dans l’optique des artistes du groupe « Supports, Surfaces » que Pierre Buraglio réalise ses premières œuvres dans les années 60. La déconstruction et la reconstruction du tableau, la remise en question de la peinture elle-même occupent sa démarche. Il interrompt son travail d’artiste pendant dix ans pour travailler à l’usine, puis revient à l’art en 1974.
« Le tableau n’est pas ponctuellement, singulièrement préconçu. C’est par l’action fabricatrice, l’auto- dynamisme des matériaux bruts ou travaillés, la couleur, qu’il se révèle. La peinture est nourricière d’elle-même ». Après analyse de la surface (toile), il se confronte au support (châssis), le support acquiert une forme d’autonomie et évolue passant du statut de châssis habituellement invisible à celui de cadre. Entre 1975 et 1982, il travaille sur des fenêtres ramassées sur des chantiers, limitées à une partie d’elles-mêmes. Les opérations d’atelier se portent sur la coupe de verres colorés, leurs arêtes et la couleur individualisée, choisie et la couleur existante. Autres matériaux : stores, déchets, portes.
Il obtient la Légion d’honneur en 2012.

AUTRES ŒUVRES D’ART URBAIN
  • École de danse de l’Opéra, Nanterre, 1986, Architecte Christian de Portzamparc.
  • Cité de la Musique, Patio, Tôle émaillée, Paris, 1987. Architecte Christian de Portzamparc.
  • Théâtre de la Colline. Mur céramique, Paris, 1988.
  • Église Sainte-Claire. Métal et tôle émaillée, Paris, 1995.
  • Oratoire de l’hôpital Bretonneau, commande publique, Mur et vitraux, Paris, 1999/2001, Architectes Valode et Pistre.
  • Travail sur portière de voiture : « paysage 2CV » 1992.