Motion relative au devenir du lycée de l'Arche Guédon à Torcy

Réuni en séance le 20 décembre 2012, le Comité syndical du SAN de Marne-la-vallée/Val Maubuée apporte son soutien à la communauté éducative du lycée de l’Arche-Guédon.

Depuis plusieurs années, les collectivités locales - ville de Torcy, SAN du Val-Maubuée - et l’Etablissement Public d’Aménagement de Marne-la-Vallée (Epamarne) ont bâti un projet ambitieux de restructuration urbaine du quartier de l’Arche-Guédon.

En cœur de quartier, figurent le collège et le lycée de l’Arche-Guédon pour lesquels le Conseil Général de Seine-et-Marne et la Région Ile-de-France ont été systématiquement associés au projet urbain et interpellés sur le devenir qu’ils comptaient donner à ces deux établissements scolaires auxquels les élus de la ville de Torcy et du SAN du Val Maubuée sont particulièrement attachés.

Dès la décision prise par le Conseil Général de Seine-et-Marne de reconstruire à proximité du site actuel un collège neuf exemplaire, tant au niveau des conditions de scolarité futures que de ses performances énergétiques et environnementales, la ville de Torcy et le SAN du Val-Maubuée ont tout fait afin que les procédures réglementaires soient menées à bien, et ce dans les meilleurs délais.

L’imbrication des bâtiments des deux établissements scolaires actuels, la mixité des installations techniques, les dysfonctionnements récurrents rencontrés sur ces établissements vieillissants rendent d’autant plus indispensable l’officialisation par la Région Ile-de-France de sa décision définitive concernant le futur site d’accueil des filières d’enseignement aujourd’hui dispensées au sein du lycée de l’Arche-Guédon.

A ce jour, le programme prévisionnel d’investissement (P.P.I.) 2012-2022 de la Région Ile- de-France concernant les lycées, présenté le 15 octobre 2012, prévoit la fermeture du lycée de l’Arche-Guédon et le transfert des formations sans réduction des capacités sur les lycées du secteur. De même, sont prévus la construction du nouveau lycée de Lognes et la rénovation globale du lycée Jean-Moulin.

Lors du Conseil d’Administration du lycée de l’Arche-Guédon du 6 décembre 2012, les enseignants ont exprimé avec force leur inquiétude quant à l’absence de réponse et d’informations officielles de la part du Rectorat concernant le devenir de la carte des formations dispensées au sein du lycée.

Alors qu’une réunion de travail avait été annoncée par le Rectorat le 17 janvier 2013, concertation demandée depuis des mois par les enseignants, le Rectorat vient de rendre publiques ses propositions d’évolutions de l’offre de formations pour la rentrée 2013 qui, au titre de la Seine-et-Marne, prévoient en 2013 la fermeture des deux classes de 1ère ST2S et à la rentrée 2014 celle du CAP Cuisine-Restauration.

Ces annonces, qui font suite à la fermeture en juin 2012, à la veille des congés, de la Seconde Générale sont inacceptables et mettent en péril l’offre de formations assurée avec qualité et succès par le lycée de l’Arche-Guédon.

C’est pourquoi le Comité syndical, après en avoir délibéré,

  • souhaite que l’ouverture du nouveau collège de l’Arche-Guédon puisse se faire en septembre 2015 ;
  • demande à la Région Ile-de-France d’officialiser sa décision quant au devenir du lycée de l’Arche-Guédon, compte tenu du retard pris dans le lancement des travaux de construction du lycée de Lognes, et exprime sa demande afin que l’ensemble des filières d’enseignement assurées par le lycée de l’Arche-Guédon puissent être accueillies dans leur intégralité dans un établissement unique implanté sur le Val- Maubuée ;
  • souhaite que les études techniques et organisationnelles soient engagées immédiatement afin de confirmer la faisabilité d’un accueil des filières d’enseignement du lycée de l’Arche-Guédon au sein du lycée Jean-Moulin à Torcy dont la rénovation globale a été actée par la Région Ile-de-France ;
  • demande que le Rectorat prenne enfin en considération les demandes de concertation exprimées par la communauté éducative du lycée de l’Arche-Guédon et engage de véritables négociations à mener dans les plus brefs délais
  • demande un moratoire sur les propositions d’évolutions de l’offre de formation à la rentrée 2013 présentées sans concertation préalable par le Rectorat ;
  • demande qu’au niveau national soient revus les textes remettant en cause les filières technologiques.