Jean-Charles Blais - Champs

École nationale des ponts et chaussées et école Nationale des Sciences Géographiques à Champs-sur-Marne

1% artistique -1997

Architectes : Philippe Chaix et Jean-Paul Morel.
Œuvre sans titre répartie en trois lieux distincts.

 

FAÇADES

FAÇADES SUD ET NORD
Jean-Charles Blais inscrit sur le verre transparent des façades sud et nord du bâtiment, une double figure représentant un visage de profil, deux silhouettes inversées et superposées situées telles un fronton et qui désignent la double identité du lieu.
La perception des visages évolue en fonction des jeux et de l’intensité de la lumière.

Technique : Réalisation en gravure sablée sur les surfaces de verre des entrées du bâtiment.

SOL

SOL DU HALL

Les mêmes images agrandies, superposées et additionnées s’inscrivent sur la totalité du sol du hall, telles des ombres portées ou encore des projections d’images depuis chacune des façades de verre.
Ainsi entremêlées au sol, elles sont perçues par le spectateur comme un dessin qui désigne un parcours.

Technique : gravure, bouchardage sur les dalles de granit.

AMPHITHÉÂTRE

ENTRÉE DE L’AMPHITHÉÂTRE CAUCHY

Localisée dans la fosse centrale de l’atrium de l’édifice, au bas de l’escalier, composée d’une surface de verre gravé, l’oeuvre reprend les figures réalisées sur les façades. La transparence du verre laisse apparaître la tôle perforée du mur support. Le dispositif légèrement incliné repose au sol.

Technique : Verre gravé.
L’ensemble du projet a la particularité d’être réalisable sans aucun apport de matériaux ou d’objets étrangers au bâtiment. Tout est inscrit sur les surfaces existantes de l’édifice et se fond dans l’architecture du lieu. Il s’agit d’apparition d’images générées par transparence, et jeux de lumière et d’opacité.

ÉLEMENTS BIOGRAPHIQUES

Jean-Charles Blais est né à Nantes en 1956. Il vit et travaille à Paris.
Associé au groupe de « la Figuration Libre » dans les années 80, ses peintures de silhouettes monumentales, au revers d’affiches arrachées, associent rarement tête et corps. La figure du corps dans ses œuvres traite de l’identité et de notre rapport au corps. Au fur et à mesure des années, son travail évolue. Les silhouettes deviennent de plus en plus abstraites. Il ne reste plus que des fragments, des ombres noires.
Dans les années 90, des « œuvres vêtements », ni habits, ni sculptures semblent vouloir échapper à la pesanteur.
Ces travaux récents portent sur la dématérialisation de l’objet par l’usage du numérique. Ses pièces « bougent, comme un dessin qui s’anime, respirent, se transforment, expirent » J-C Blais. Formes indéfinies projetées sur des écrans faites d’ombres et de lumières mouvantes. Les oeuvres sont stockées sur support DVD ou consultables sur un site. La déclinaison de la figure humaine reste le point d’ancrage de son travail.

AUTRES ŒUVRES D’ART URBAIN

Station de métro Assemblée Nationale, Paris, 1990.
Œuvre constituée d’une succession d’affiches imprimées et collées sur les 75 mètres de murs de la station et renouvelées périodiquement pendant 10 années. L’aménagement sera reconduit dans une nouvelle version en 2004.
Jean-Charles Blais a respecté l’esprit de cette station de métro en conservant les matériaux et l’esthétique qui lui sont propres.
Exempte de publicité, elle est habillée de grandes formes géométriques et colorées. Ces figures mesurent près de 3 mètres de haut et se détachent alternativement sur du bleu, rouge et jaune. La très grande force du projet tient dans son évolution régulière. Tout au long de l’année de nombreuses fresques de couleurs différentes se succèdent tous les trois mois, au rythme des sessions parlementaires, changeant ainsi l’atmosphère de la station. En 2008, une nouvelle fresque temporaire succède au travail de Jean-Charles Blais.